Écrivez-le comme un scénariste découpe une planche pour son dessinateur : la mise en page d'abord, puis une action par case, puis la tradition graphique. La mise en page, c'est un nombre et une grille, par exemple « six equal panels in a three-row grid with clean white gutters » (six cases égales sur trois bandes, gouttières blanches nettes). Les actions sont rattachées à des positions sur la planche : « top row, she collects a parcel at a bakery door and sets off; middle row, she swerves around a fruit cart and crosses a stone bridge; bottom row, she climbs a hill of pastel houses and hands the parcel to a waving old man ». Une seule génération renvoie la planche entière, cadres et gouttières compris.
Deux choses distinguent une planche de BD de six petites illustrations. La première, c'est le cadrage. Donnez à chaque case un plan différent (un plan large d'exposition, un gros plan sur une chaussure, un personnage vu de dos) et la planche commence à se lire comme une séquence. La seconde, c'est l'encrage. « Uniform black outlines, flat unshaded colour, no hatching », c'est l'école de la ligne claire ; « grey dot screentone » avec des lignes de vitesse, c'est le manga ; « pure black brush ink on white with no greys », c'est le polar noir. Nommez ces choix, et la tradition vient avec. Chaque planche ci-dessous est le tout premier résultat brut du prompt affiché à côté, généré sur BananaBanana. Le nombre de cases et leur disposition sont revenus conformes au découpage sur les dix. Le seul raté concerne la forme : les cases censées être carrées du fanzine sont sorties en hauteur.